· Olivier Demichel · 6 min read
Pourquoi l’aérodynamique fait gagner encore plus de temps quand on roule moins vite
Contrairement aux idées reçues, l’aérodynamique ne concerne pas seulement les professionnels à 50 km/h. Plus vous roulez lentement, plus l’optimisation de votre position peut transformer votre temps final. Analyse scientifique et exemples concrets.

Introduction
Beaucoup de cyclistes pensent :
“L’aérodynamique, c’est pour les pros.”
“En dessous de 40 km/h, ça ne change pas grand-chose.”
C’est faux.
Les lois physiques sont identiques pour tous.
Et en réalité, l’aérodynamique peut représenter un levier chronométrique beaucoup plus déterminant pour les amateurs que pour les professionnels.
On vous explique !
À partir de quelle vitesse l’aérodynamique compte-t-elle en cyclisme ?
La résistance aérodynamique devient la force dominante dès 15 km/h, où elle représente déjà plus de 50 % des résistances à l’avancement sur le plat. À 30 km/h, elle atteint environ 80 %. L’aérodynamique concerne donc tous les cyclistes, pas seulement ceux qui roulent à plus de 40 km/h.
Traînée aérodynamique : force de résistance exercée par l’air sur le cycliste en mouvement. Elle dépend de la surface frontale (A), du coefficient de forme (Cd) et du carré de la vitesse. Le produit CdA (Cd × A) est l’indicateur clé : il se mesure en m² et varie de ~0.20 m² (position CLM optimisée) à ~0.40 m² (position route relevée).
Autrement dit : Même à vitesse “modérée”, l’air est déjà votre principal adversaire.
Pourquoi les amateurs gagnent-ils plus de temps que les pros en optimisant leur aéro ?
On entend souvent :
“Les pros roulent plus vite, donc l’aéro compte plus pour eux.”
C’est partiellement vrai… mais incomplet.
La réalité, c’est que lorsqu’on réduit les résistances aérodynamiques de 10%, la puissance économisée est aussi proche de 10% dès 20 km/h. Cela conduit à une augmentation de la vitesse de l’ordre de 3% à puissance constante. Cette réalité est vraie pour tout le monde.
Concrètement, cela fait passer de 40km/h à 41,2 km/h et de 20 km/h à 20.6 km/h.
Donc, oui, plus tu roules vite, plus l’aéro a un impact élevé sur ton compteur ! Et gagner des dizièmes de km/h semble a priori négligeable…
Et c’est là qu’il y a une confusion énorme qui conduit les amateurs à perdre beaucoup de temps sur leurs chronos…
👉 Parlons de gain chronométrique
Quand tu roules à 40 km/h, 1 km te prend 1min30s. À 41.2 km/h, c’est c’est 1min27s.
Quand tu roules à 20 km/h, 1km te prends 3min. À 20.6 km/h, c’est 2min55s.
Autrement dit, quand un cycliste rapide optimise son aéro de 10%, c’est 3s de gagné par km. Pour l’amateur deux fois moins rapide, c’est plus de 5 secondes gagnées par km !
Les amateurs ont donc beaucoup plus à gagner sur leurs chronos en optimisant leur aérodynamisme.

L’image ci-dessus te montre les gains que tu peux viser quand tu passes d’une position relevée à une position aérodynamique optimisée sur vélo de route ou sur vélo de contre-la-montre (ou triathlon).
et oui, ta position te permet de gagner jusqu’à 20s/km quand tu roules à 20km/h…
L’effet est amplifié sur longue distance et sur Ironman (180 km), l’effet sera encore plus spectaculaire. Quand l’amateur vise les barrières horaires, la position devient donc primordiale…
Combien de temps gagne-t-on sur un 40 km en optimisant sa position ?
Imaginons deux cyclistes qui améliorent leur aérodynamisme de 10 %. L’un roule initialement à 45 km/h, l’autre à 32 km/h.
- À 45 km/h → - 1 minute 40 secondes sur 40 km
- À 32 km/h → - 2 minutes 20 secondes sur 40 km
Le gain chronométrique est donc toujours plus important pour le cycliste plus lent.
Sur un Ironman (180 km), une amélioration de 10 % du CdA permet à un amateur roulant à 30 km/h de gagner plus de 10 minutes sur la partie vélo — sans produire un seul watt supplémentaire.
Position aéro vs puissance : quel est le meilleur investissement ?
Pour un amateur :
- Augmenter sa FTP de 20 watts demande des mois d’entraînement.
- Réduire son CdA de 8 à 12 % peut se faire en quelques semaines.
Et surtout :
👉 La position est un levier gratuit.
Pas besoin d’acheter un vélo à 10 000 €.
Pas besoin de capteur exotique.
Il s’agit d’apprendre à :
- Optimiser sa position
- La tenir
- Être puissant dans cette position
Pourquoi les cyclistes négligent-ils l’aérodynamique ?
La plupart des cyclistes ignorent l’aérodynamique parce qu’elle est invisible : contrairement à la puissance (affichée sur le compteur) ou la fréquence cardiaque (ressentie physiquement), la traînée aérodynamique ne produit aucun signal perceptible sans outil dédié. Trois raisons principales :
- Absence de feedback en temps réel
- Difficulté à ressentir la traînée
- Focalisation excessive sur la puissance
La puissance est visible.
L’aérodynamique est invisible, sauf avec AeroX !
Donc elle est négligée.
Conclusion
L’aérodynamique n’est pas réservée aux élites.
Elle est même plus rentable pour les amateurs.
La question n’est donc pas :
“Est-ce que je roule assez vite pour que l’aéro compte ?”
Mais plutôt :
”Combien de minutes suis-je prêt à laisser sur la route ?”
Questions fréquentes
L’aérodynamique sert-elle à quelque chose en dessous de 30 km/h ?
Combien de temps gagne-t-on sur un Ironman en améliorant sa position ?
C’est quoi le CdA en cyclisme ?
Vaut-il mieux s’entraîner plus dur ou améliorer sa position ?
Comment mesurer son aérodynamisme sans soufflerie ?
Pour aller plus loin :
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Fondateur & Ingénieur
Ancien chercheur au CNRS et triathlète passionné, Olivier a conçu AeroX pour résoudre ses propres blocages en aérodynamisme. Aujourd’hui, il met son expertise scientifique et son expérience d’athlète au service de tous les amateurs ou élites qui veulent rouler plus vite.

